Promenons-nous dans les vignes : un tour di-vin !

“Red, Red Wine, Goes to my head (…)
Red, Red Wine, Stay close to me”, chantait le groupe britannique UB-40 dans les années quatre-vinvingts.
Si depuis 1983, de l’eau – beaucoup – est passée sous le Pont de Pierres de Bordeaux et du “Vin Rouge Rouge est entré dans ma tête” – beaucoup aussi – en revanche depuis peu d’aucun s’accorde à dire que  “La Belle endormie s’est réveillée” (les journalistes à propos de la ville).
Cela me paraissait un petit peu exagéré et pourtant c’est une douce réalité, dont voici une illustration

Petit préambule : Non, il ne s’agit pas d’une version moderne de la “Belle au Bois Dormant” avec Alain Juppé en prince charmant ! Mais d’avoir eu la chance de vivre quelques temps à en Indonésie et en particulier dans la jungle urbaine qu’est Jakarta, de retour dans la capitale de l’Aquitaine, c’est une évidence : la ville de Bordeaux a bien changé et même changé en bien au cours des dernières années.

Alors que je pensais bien connaître bien ma région, la réalité m’apparaît bien différente ! Une activité s’est d’ailleurs nettement développée ces derniers temps : les visites de Châteaux du vignoble bordelais.
Longtemps réservées aux cercles familiaux et aux professionnels du monde du vin, les propriétés se sont progressivement ouvertes au public ; les gérants ayant investi dans de belles structures d’accueil, mis en scène leurs installations et créé de véritables parcours de visite autour d’une nouvelle activité, générant plus de 6 millions de visiteurs dans la région : l’oeno-tourisme, le tourisme du vin !

Ainsi, profitant d’une journée ensoleillée (oui, il fait tout le temps beau à Bordeaux), je suis parti découvrir (ou plutôt, re-découvrir) un des fiefs qui ont fait la renommée du vignoble bordelais : Saint Emilion.

Et au lieu d’y aller en conduisant ma voiture et en prenant moi-même rendez-vous dans l’une des 800 propriétés qu’on compte sur cette appellation, j’ai sélectionné un spécialiste qui propose différents tours dans le vignoble, avec des thématiques intéressantes : Bordeaux Wine Trails (www.bordeauxwinetrails.com).

13h30, devant l’Office du Tourisme : un Van Volkswagen floqué aux couleurs de “Bordeaux Wine Trails” se gare.

Jonathan, la barbe hirsute, saute du Van et, dans un grand sourire lance au groupe amassé sur le trottoir : “Hello guys, Welcome to Bordeaux, are you ready to discover the best wines of the world ?”

Tiens d’ailleurs à propos de « barbe », j’en profite ici pour faire un (tout) petit aparté : de retour d’Indonésie, je découvre – amusé – qu’une nouvelle mode masculine s’est développée ces 3 dernières années à base de : barbe, cheveux faussement mal coiffés, tatouages, piercing – ces 2 derniers attributs étant d’ailleurs aussi partagés avec nombre de filles (heureusement pas la barbe ! En tous cas pas encore…) et chemises à carreaux : les «néo-hipsters » ; et il faut dire qu’associés au port du costume, pieds nus dans les chaussures et bas de pantalon retroussés chevilles à l’air, ça fait bizarre de voir des bûcherons urbains !
Décidément, que de changements durant cette parenthèse asiatique !

Mais bon, là n’est pas le sujet du post et revenons donc à Jonathan qui, bien qu’il ait une barbe, ne porte pas de costume le temps de l’aparté (court, comme promis), vérifiait que chacun des membres du groupes – 2 québécois, 2 anglais, 2 Coréens et un français (moi-même) – était bien présent au rendez-vous.

Les présentations faites, nous montons dans le Van, puis prenons la route direction l’Est du département vers Saint Emilion, avec au programme : visite de 2 châteaux (bien différents : 1 grand cru et 1 propriété familiale), ainsi qu’une petite balade dans le village classé depuis 1999 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

A mesure que la ville s’éloigne, immeubles, maisons et autres constructions “esthétiques” des zones industrielles laissent progressivement place à quelques espaces boisés, vigoureux résistants à l’inexorable extension urbaine. Puis apparaissent les premières rangées de vignes bien alignées, recouvrant les coteaux qui bordent la route et dans lesquelles des ouvriers s’affairent à effeuiller et tailler les rameaux.

En cette fin novembre, le soleil automnal réchauffe de ses pâles rayons la terre brune d’où s’échappe une légère brume qui, s’accrochant aux ceps de vigne, drape les coteaux d’une atmosphère à la fois paisible et mystérieuse.

 

Durant le trajet vers le premier château, nous en apprenons un peu plus sur l’histoire de Bordeaux, celle d’Emilion le fameux moine fondateur du village éponyme, sur ses 5400 hectares de vignes, sur la richesse du sol calcaire et argilo-calcaire qui permet au Merlot de s’épanouir et de produire de beaux raisins…

– In Bordeaux area we can find, more or less, 7800 producers. The total annual production is in between 700 and 800 million of bottles, among them 86% is red wine. Le vignoble Bordelais regroupe environ 7800 viticulteurs. Entre 700 et 800 millions de bouteilles sont produites au total chaque année, dont 86% de vin rouge !
– Jonathan, vous traduisez toujours tout en français et en anglais ?
–  Vu qu’aujourd’hui nous avons des touristes québécois, je fais la visite en français et en anglais, oui…
– Mais pourtant au Québec, ils parlent super bien anglais, même beaucoup mieux que chez nous, non ?
– Oui, et en même temps c’est pas difficile de parler anglais mieux que les Français ! En fait nos amis de la belle province aiment qu’on leur parle en français, quand ils visitent la France. En plus, ce sont toujours des visiteurs super sympas et toujours enthousiastes, alors autant leur faire ce petit plaisir. 
– Ah oui, c’est drôle ça !
– So, on your left, you can see the famous water mirror, built in 2006, and the largest one in the world 3450 sqm, just facing “Place de la Bourse”, finished in 1730 ; sur votre gauche le célèbre miroir d’eau, inauguré en 2006, le plus grand du monde, avec une superficie de 3450 m2

 

Mais surtout, un secret nous est transmis concernant ce qui fait la différence de nos vins sur le reste du monde !
Grâce à un subtil mélange de : situation géographique, agencement du terrain, composition du sous-sol, influence climatique et sans oublier bien sûr du savoir-faire des hommes qui travaillent la vigne, c’est tout cela qui définit le concept de “Terroir” et qui permet donc d’un simple jus de raisin de faire naître un nectar unique.

Question : Quelle est la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur ?

 

Les explications se poursuivent alors que notre Van remonte l’allée conduisant à l’entrée d’un château appartenant aux Grands Crus de Saint-Emilion et propriété de M. Bernard Magrez : le Château de Fombrauge.
Bernard Magrez, figure incontournable de la scène oenologique bordelaise, possède une quarantaine de propriétés autour du monde, et dans la région gère, entre autres, Pape Clément (dans l’appellation des Graves), ou encore la Tour Carnet (dans le Médoc).

Nathalie, la dynamique et passionnée responsable de l’activité oeno-touristique de la propriété, nous accueille et nous fait faire un tour de la belle propriété, une ancienne chartreuse du 17ème siècle, avec différentes pièces d’art disséminées le long du parcours (Bernard Magrez, passionné d’art est un vrai mercenaire mécène à la tête d’une grosse fondation d’art plus ou moins contemporain). Celle-ci est entourée de 60 hectares de vignes, dont les tous premiers pieds furent plantés au 16ème siècle, et dont les premières vendanges eurent lieues en 1599 !

La visite nous amène de la propriété au cuvier, puis au chais à barriques avant de finir dans la salle de dégustation.
Tout au long du parcours, nous en apprenons un peu plus sur les différentes étapes du processus de vinification, qui va voir la transformation d’un jus de raisin en vin grâce au travail de la levure Saccharomyces Cerevisiae, des 2 fermentations (alcoolique, puis malo-lactique) et surtout de l’art de l’assemblage, sans oublier bien sûr au vieillissement dans des barriques en bois de chêne.
 
Bon, c’est bien gentil de découvrir les différentes étapes de vinification, mais c’est quand même plus sympa de boire du vin ! Et au travers des 3 verres que Nathalie nous a versés, nous nous prêtons à un jeu original : apprendre à déguster et découvrir de quelle propriété (et donc région du monde) de M. Magrez provient le vin goûté…

Chaque pays, et même région, ayant ses caractéristiques propres – le fameux terroir – les vins produits sont donc bien différents d’une région à une autre et d’un pays à l’autre.

– Quand vous voulez déguster un vin, il y a une méthode, celle des “5 s” : See (voir), Swirl (remuer), Smell, (sentir), Sip (siroter), Savour (savourer).
– Et le 6ème, c’est “spit” (cracher) ou “swallow” (avaler) ?
– Et bien à vous de voir, si vous conduisez après…

Donc, avant d’y tremper les lèvres, en étudiant la couleur de sa robe (et pas seulement savoir si c’est blanc, rosé ou rouge – ça c’est assez facile – mais son intensité, ses variations de teintes…), l’épaisseur des « larmes » le long du verre et l’odeur bien sûr, nous pouvons avoir les premiers éléments de réponse.

– Et maintenant, remuez bien le verre, afin de l’oxygéner et libérer les arômes… Voilà et maintenant : sentez !
– …
– Alors, que ressentez-vous ? D’après vous, qu’est-ce qu’il en ressort ?
– Heuuuu, je dirais qu’il sent la vie !
– Il sent la vie ? Ah ah… Oui, mais encore ?
– C’est marrant, on dirait qu’il y a une odeur plutôt boisée, un peu fumée. 
– Oui, c’est bien ça… et dans quelle région du monde fait-on vieillir le vin dans des barriques en bois ?
– …
– Une idée ?
– …
– je résume : vin rouge, odeur boisée-fumée, donc vieilli en barriques de chêne… je vous aide un peu : dans quelle région autour de Bordeaux utilise t’on des barriques ?
– Médoc ?
– Oui, mais encore ? (l’air un peu lassé)
– …
– Bon, je vous aide encore : vous en avez-vu tout à l’heure !
– Aaaaaah… St Emilion !
– Voilà ! bien joué… c’est donc un vin de la propriété de Fombrauge !

Les dernières gouttes restées accrochées au fond du verre bues, un nouveau verre nous est tendu et nous reprenons l’exercice afin d’essayer de trouver quel est le deuxième vin versé dans un nouveau verre.

– Vous voyez comme ce rouge est bien différent du précédent ?
– Alors après l’avoir vu, remuez-le et maintenant respirez au dessus du verre : quelle odeur sentez-vous ?
– “Maon Dzieu, j’ai tchecké l’vin lo, et ça sent les bananes”
– Vous avez bon, il y a effectivement des arômes de banane.
– Câlice, y’a donc dzu monde qui yachète dzu vin pour que ça ait goût de bonane ? Mais c’est idziot… Moa si j’veux un gout d’banone, j’vais po ach’ter dzu vin lo, j’m’en vais acheter une bonane… Et si j’veux boire du jzus d’raisins, j’men vais prendre une canisse de jus d’raisins !
– Non, mais…
– Donc si tza besoin d’une ch’mise, tu vo t’ach’ter une pèlle, c’est ço ?
– Non mais rien à voir… L’art de la vinification, c’est de faire ressortir des goûts de fruits !
– Woaw, ço m’rappèle d’ailleurs un vitziculteur québécois qui n’z’avait fait goutzer son vain (“vin”, ndr) lo… Tout le monde d’zait ces 3 mots lo : “c’est intéressant, particulier et surprenant” !
– Oui, c’est aussi c’que d’zait tson ex après sa première nuit avec t’zoi, lo ? Ah ah ah !!!
– “âstie-tabarnac-de-côlice” tu m’as bien eu avec ta joke, lo…
– Bon, les comiques, on arrête de faire les guignols et on se re-concentre un peu s’il vous plaît ?
– Pardon ! Maudzit Français, vous zavez pas d’humour vous aotres, lo…
– Alors, on disait : il sent un peu la banane et surtout le fruit !
– Il a aussi un goût plus sucré… on dirait un vin d’Amérique du sud, ou du sud-est de la France, bien sucré, gorgé de soleil !
 -Vous chauffez là… c’est effectivement un vin d’Argentine, un mélange de Syrah et de Malbec…

C’est incroyable de voir comment un terroir définit le caractère d’un vin, c’est à la fois : intéressant, particulier et surprenant !

Et le troisième verre dégusté, nous reprenons la direction du le Van, afin de partir découvrir le petit village de Saint Emilion !

La magnifiquement conservée cité médiévale de quelques 2000 âmes, accueille plus d’un millions de visiteurs chaque année – un nombre qui n’a cessé de croître depuis son classement au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Le titre lui fut décerné en 1999 afin de célébrer « un exemple remarquable d’un paysage viticole historique qui a survécu intact » et donc « illustre de manière exceptionnelle la culture intensive de la vigne à vin dans une région délimitée avec précision ».

Situé au sommet d’une colline, le village de 75 km² domine avec bienveillance les coteaux de vignes aux alentours, ainsi que quelques forêts parsemées, entre lesquels serpentent des cours d’eau.

 

La légende raconte qu’avant de devenir un village (et Saint), Emilion, moine-trésorier de l’évêché (pas ceux au fond du jardin, mais de Vannes), de retour de pèlerinage à Compostelle, s’arrêta à Ascumbas et choisit d’y établir son lieu de retraite au 8ème siècle.

Érudit, sage et généreux, il évangélisa la population des environs et même de plus loin d’ailleurs : sa notoriété franchissant les frontières de la Dordogne et de la Garonne, un monastère fut construit, lequel reprit son nom après sa mort. Le site continua de gagner en notoriété, à tel point qu’un village se développa durant le Moyen Age, protégé par de hauts remparts érigés dès le 13ème siècle et dont il reste quelques vestiges encore aujourd’hui.

Ah oui, au fait : Ascumbas est l’ancien nom de Saint-Émilion !

 

De nombreux monuments témoignent du glorieux développement de St Emilion, entre autres : l’ermitage, l’église monolithe (ou troglodytique), la collégiale, la tour du Roi ou encore les 200 kms de galeries souterraines, creusées dans le calcaire afin d’ériger différentes constructions dans la région entre le 9ème et le 19ème siècle…

 

Ainsi, à mesure que les galeries s’allongeaient sous la terre, la ville de Bordeaux s’étirait vers le ciel, la pierre argilo-calcaire étant utilisée dans la construction des bâtiments de Bordeaux lors des grands travaux voulus par l’intendant Tourny, donnant ainsi à la ville – et en particulier aux façades des quais – cette douce couleur blond-miel qui lui vaut aujourd’hui le surnom de la ville « blonde ».

Et parce qu’il ne fait en réalité pas toujours beau à Bordeaux (oui je sais, je casse un mythe…), le bleu du ciel matinal a laissé place à un gris menaçant… Alors que les premières gouttes déchirent le ciel et rendent glissantes les étroites ruelles pavées (les traitres tertres !), parfois très pentues, c’est l’occasion de pousser la porte d’un des magasins, non pas seulement pour s’abriter, mais aussi pour acheter une des spécialités locales: le macaron !

 

Puis, le temps libre imparti – et avec une petite extension, le temps d’attendre les éternels retardataires (c’est fou comme il y a toujours, dans un groupe, des gens pour qui la notion de temps est aussi flexible) – nous quittons St Emilion pour nous diriger vers la région de Pomerol, l’appellation située entre St Emilion et Libourne, et plus précisément au Château du Tailhas où Aurélie, la nièce de l’actuel gérant, nous accueille à notre arrivée.

Contrairement à la précédente propriété, celle-ci est une véritable affaire de famille : achetée en 1932 par M. Philippe Nebout, elle est gérée depuis par ses descendants, transmise de génération en génération. Plus modeste dans ses bâtiments et superficie, le Château du Tailhas possède 11 hectares de vignes – dont l’âge moyen est de 35 ans – qui sont constitués à 80% de Merlot, 10% de Cabernet Sauvignon et enfin 10% de Cabernet Franc.

C’est donc le sang d’une même famille qui coule dans les veines de ce domaine et dont le vin rouge tannique rend hommage.

 

Ici, les vendanges sont faites manuellement : les grappes de raisins collectées sont ensuite pressées et le jus qui en est extrait passe alors dans les cuves pour y subir les fermentations. Le vin qui en résulte est alors transféré dans des barriques en chêne où, au contact du bois, celui-ci va s’enrichir en et vieillir pendant plusieurs mois, dans les sous-sols de la propriété.
Enfin, la mise en bouteilles aura lieu 2 ans après la récolte.

Et à propos de bouteilles, à la fin de la visite nous avons le plaisir d’en ouvrir 3 afin de déguster différents millésimes, lesquels sont accompagnés de quelques douceurs du “terroir” : saucisson, jambon, fromage… C’est magnifique comme le vin se marie bien avec ces mets : l’association des saveurs explose alors en bouche, en milliers de sensations gustatives… Et c’est sans compter que ces éléments étant assez rares (et donc chers) en Indonésie (le premier pays musulman au monde) je retrouve avec une certaine émotion ces associations… C’est un peu comme le vélo : ça ne s’oublie pas ; en revanche, plus on vide les verres, plus la tête est étoilée !

Car pour être honnête, même si entre 2 verres, on nous tend un crachoir, chacun d’entre nous s’empresse de refuser poliment, mais systématiquement.
Les Coréens semblent aussi apprécier les associations de goût car, profitant de l’absence d’Aurélie, les voilà qui se re-servent allègrement de leur millésime préféré !

La dégustation terminée, nous titubons marchons vers le Van, pour repartir à Bordeaux.

Étonnamment, tout le monde est bien silencieux durant le trajet du retour… Certains s’offrant même le luxe d’une petite sieste ; en plus du « french paradox », le vin a décidément de nombreuses vertus !

A la fin de la journée et arrivé à bon port – non sans avoir essuyé quelques bouchons (oui, les embouteillages concernent aussi le trafic routier à Bordeaux… et de ce côté là, il n’y a pas d’amélioration à chaque millésime) – une conclusion s’impose : je suis bien content de ne pas avoir eu à conduire au retour ! Et sinon, c’est vrai que ce fut quand même une belle expédition, riche en découvertes, rencontres et dégustations. 

 

Et si certains se plaignent de la quantité servie dans les verres, juste  petite pensée : qu’importe que le verre soit à moitié vide ou à moité plein, soyez reconnaissant d´avoir un verre et surtout qu’il y quelque chose dedans avant de deguster, vous verrez vous apprécierez encore plus chaque gorgée!

 

“Qu’importe la bouteille le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ?” En tous cas, une chose est sûre : c’est tout de même mieux quand le contenu du flacon est de qualité.
D’ailleurs dans le même poème, quelques verres vers plus haut, Alfred de Musset affirme que “L’amour est tout, -l’amour et la vie au soleil.”

Faire un bon vin est définitivement un acte d’amour à chacune des étapes : le soleil qui, de ses généreux rayons, fait mûrir les grappes de raisin et les regorge de sucre, le vigneron qui sait entourer ses plants de vigne de mille attentions, mais aussi la levure qui, toujours par amour, transforme le sucre du jus de raisin en alcool. Sans oublier bien sûr l’oenologue qui va assembler différents vins en un mariage unique. Et bien sûr au final, il y a ces milliers d’inconnus qui vont le déguster – en famille, entre amis – au cours d’un repas festif et l’associer à d’autres saveurs culinaires, à trinquer à la bonne santé des convives, ou peut-être tout simplement juste pour le plaisir… Parce que :
Red, red wine
Goes to my head
Makes me forget that I
Still need you so

Red, red wine
It’s up to you
All I can do, I’ve done
Memories won`t go
Memories won`t go
(…)
Red, red wine
Stay close to me
Don’t let me be alone
It`s tearin` apart
My blue, blue heart
(…)
Red red wine you make me feel so fine
You keep me rocking all of the time
Red red wine you make me feel so grand
I feel a million dollars when your just in my hand

Retour au Sommaire

N.B : aucun Québecois n’a été blessé (en tous cas physiquement) durant ce tour. Le dialogue étant une libre retranscription d’un sketch d’un humoriste canadien – François Perusse- et un clin d’oeil aux “Têtes à claques”, dont j’avoue être fan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*