“Etudiez comme si vous deviez vivre toujours…

 

… Et vivez, comme si vous deviez mourir demain”

(St Isidore de Séville – c’est quand même chic de commencer un article par une citation…)

 

Bonjour Ami Lecteur !


Petit retour en arrière

Juin 2000 : Un diplôme en logistique fraîchement acquis, j’arrive sur le marché du travail, prêt à affronter le monde et mettre en pratique les techniques apprises. Pendant un an on nous avait bourré le crâne convaincu que nous allions changer le monde et que nous étions les meilleurs… Cependant la réalité de l’entreprise (ou en tous cas de certaines…), les incertitudes sur le marché du travail en France (avec des courbes de chômage en yoyo), puis l’explosion de la bulle internet suivie de la crise de la dette (et la chute de Lehman Brothers) sa contagion en Europe et la crise en Grèce nous ont vite rattrapés. Et parfois un peu désenchanté…

Finalement, c’est le monde (ou en tous cas la morosité en France) qui m’a changé en à peine 10 ans…

Donc, après les avoir quittées et m’être bien juré – mais alors juré – de ne jamais recommencer, j’ai repris des études ! (oui, je sais… il ne faut jamais dire jamais !)

Bibliothèque, idéal pour y passer quelques (petites) heures...
La Bibliothèque, après son appart’, et l’amphithéâtre, le 3ème endroit où on passe le plus de temps…

 

Force est de constater qu’après quelques années à travailler dans le secteur informatique, il arrive tôt ou tard un moment où l’on se pose une question fatidique (par exemple lors d’un repas entre amis, à la pause café entre « collègues » de travail, ou à cause d’éléments externes, comme les débats sur le retraites par exemple), question qui semble banale au début mais qui commence à ronger insidieusement et lentement le moral : quel est le but de ma vie ? (enfin, en tous cas, je me la suis posée, reposée, re-reposée…)

L’avantage de l’informatique – et c’est aussi un problème d’ailleurs – c’est que c’est un terme assez générique qui regroupe de nombreux domaines et compétences. Et quand on dit à un interlocuteur, lors d’un dîner par exemple, que l’on bosse dans l’informatique, on voit en général la personne en face blêmir et le regard changer, comme s’il se disait : « Et merde, pourquoi c’est tombé sur moi ? J’étais pourtant venu passer une bonne soirée ! »

Mais le pire, c’est quand on essaie d’expliquer ce que l’on fait :

– Ah tu es informaticien ? (il/elle feint de s’intéresser)

– Non, pas vraiment, je bosse dans le secteur informatique, mais je ne suis pas informaticien. J’aide à concevoir les programmes, mais ce n’est pas moi qui les code (comme pour se dédouaner rapidement et ne pas risquer de passer pour un asocial) : j’établis les besoins, j’assure les formations, je gère les évolutions, je

– Ah oui …

(c’est bizarre, j’ai l’impression de parler chinois)

– C’est bien…

(c’est bon, je parle chinois !

 

– Ah… oui, bon ben… ben ça tombe bien, parce que j’ai un problème avec ma box !

– Alors justement, je t’arrête, je n’ai rien à voir avec ça… je suis spécialisé sur l’ERP SAP !

– Leuhèrepé essapé ??? Hein, ça veut dire quoi ?

– Ben c’est le logiciel qui permet de gérer la compta, la logistique, les achats, la production, les RH (enfin, quand il est bien installé…)… Tout dans l’entreprise en gros !

– Oui, mais ma box…

– Désolé, je ne peux rien faire pour toi !

– Mais pourtant tu bosses dans l’informatique…

– Aaaaaaahhhhh !!!!

 

Et puis une idée a germé… Petit à petit… Puis elle s’est développé… Pour devenir insistante… Pour ne pas dire obsédante… Et si je changeais ?

Oui, mais pour quoi faire ? Continuer dans une autre compagnie et finalement faire la même chose, ou… vraiment, radicalement, tout changer ?

Tout changer ? 10 ans après avoir eu mon diplôme… Tout remettre à plat et repartir de 0 (ou presque) et finalement s’offrir une nouvelle carrière et de nouvelles perspectives ?

Oui, l’idée est séduisante, mais pour quelle carrière ?

Puis le déclic est venu lors de mon congé solidaire, lorsque perdu dans les environs de Malang en Indonésie, j’étais venu aider une ONG à développer l’accueil de visiteurs et de touristes pour leurs activités d’éco-tourisme… Et si je bossais dans le tourisme et l’hôtellerie ? ça tombe bien, je n’ai aucune, mais alors absolument aucune, expertise professionnelle dans ce domaine (si ce n’est avoir un peu voyagé… mais ça ne compte pas pareil) !

Du coup, le challenge n’en est que plus excitant !

Et quitte à changer, autant progresser dans le niveau d’études et viser plus haut (d’ailleurs comme le disait si justement l’humoriste Amel Bent « viser la lune, ça ne me fait pas peur » Oscar Wilde « Il faut toujours viser la lune car en même en cas d’échec on atterrit au milieu des étoiles ») : tenter un MBA !

 

C’est ainsi qu’après avoir passé le GMAT, le TOEFL (test d’Anglais) et envoyé le dossier d’inscription, j’ai été pris à l’issu des entretiens à : l’IMHI ! Si ami lecteur, vous vous demandez ce qu’est le GMAT (Graduate Management Admission Test), il s’agit d’un test particulièrement amusant (pas sûr que ce soit le meilleur terme… Pour vous faire une idée, sa préparation m’a occupé soirs et week-ends, après les journées de boulot, pendant près de 2 mois) de 4 heures, tout en anglais, avec des exercices de maths-qu’on-a-complètement-oublié, des rédactions et des exos de grammaire et vocabulaire anglais, le tout sur PC, dans un temps limité et dont la difficulté varie en fonction des réponses données (ce test reste un désagréable souvenir pour 95% des étudiants…) ! Il est obligatoire et le résultat permet de présenter (ou non) les MBA qui nous intéressent.

Donc, pour en revenir à l’école, l’IMHI, est l’acronyme de l’Institut de Management en Hôtellerie Internationale, renommé depuis peu « MBA in Hospitality Management », à l’ESSEC (l’une des 3 grandes écoles de commerce Parisienne). Fondé il y a 30 ans en partenariat avec l’Université américaine de Cornell à Ithaca, une petite ville située quelque part dans l’Etat de New York (c’est-à-dire pas à côté de Big Apple), il est devenu la référence en terme de MBA (Master in Business Administration) spécialisé en Hôtellerie (d’après les différents classements…).

Back To School
Back To School

 

J’étais donc à un tournant de ma vie, car 2 options s’offraient à moi : soit j’achetais un appartement, soit je m’achetais un nouvel avenir !

Et ce n’est pas simple comme décision, pourtant c’est bien la deuxième option que j’ai choisie. Et après avoir quitté mon entreprise, mon appartement, Bordeaux, ma famille, mes amis et le rassurant confort de mes habitudes, j’ai fait ma rentrée des classes par un beau matin de début septembre, dans la jolie ville fleurie de Cergy !

Aaaaaaaaaah Cergy… Quel bel exemple de ville nouvelle réussie en région Parisienne (#ironie) !

Délicat mélange de béton et d'arbres... vive les années 70 !
Délicat mélange de béton et d’arbres… vive les années 70 !

 

Située « dans le 9.5 » (le Val d’Oise), à une 30aine de kilomètres de Paris, en prenant l’A15 (et ses bouchons…), donc vers le nord-ouest, la ville s’est développée dans les années 1970 (une époque où l’architecture a connu ses édifices les plus moches audacieux ! Sincèrement il y’a certains architectes qui auraient mérités d’être pendus !), sous la supervision de l’ingénieur Bernard Hirsch.

L’idée – louable – était alors de faire cohabiter dans la ville : logements et travail, pour ne pas être qu’une citée dortoir de banlieue. Mais voilà, on a confié la réalisation à des architectes “novateurs” ! Et là, ce fut le début du drame…

Une énorme préfecture, en forme de pyramide inversée a été construite dans un matériau noble (du beau béton bien gris !), un centre commercial sur une très belle esplanade (le fameux et séduisant « les 3 Fontaines…), suivi par d’autres entreprises, des universités, des écoles… Le problème c’est que trop de béton tue le béton. L’autre problème c’est que l’architecture des années 70 vieillit super mal !

 

Olala, mais que c'est beau !
Ouaaaaah, mais que c’est beau !

 

Espace vert...
Un espace “vert”… Voilà, voilà, voilà…

 

Heureusement, il y a quelques espaces verts, où le béton n’est présent que par « délicates » touches, une base nautique autour d’un grand lac (idéal pour faire du jogging autour et où il est possible de faire du canoë, de la voile, du ski nautique…) dans laquelle est immergée une pyramide (là, il faut qu’on m’explique… y’avait des Pharaons à Cergy ???) et que surplombe une superbe passerelle rouge vif, permettant aux piétons de traverser l’Oise, laquelle prolonge « l’axe majeur », une esplanade super rectiligne (créée par l’architecte Dani Karavan), avec de grosses colonnes carrées, orientée dans l’axe de la Défense. D’ailleurs, pour souligner le lien, un laser vert tire un trait d’union la nuit entre Cergy et Paris. 

A votre gauche, une pyramide, au fond : la Défense et Paris !
A votre gauche, une pyramide, au fond : la Défense et Paris !

 

C'est pas un peu trop rouge ?
Quel beau mélange de couleurs…

 

Tout est si majestueusement aligné !
Encore une belle cohabitation de l’architecture et de la nature !

 

Mais ce qui étonne pour une ville universitaire, c’est qu’il n’y a quasiment aucune animation nocturne (à part les soirées dans les écoles ou les universités), de bars où les étudiants se retrouvent…

 

Enfin bon bref, revenons à nos moutons : l’école (avec toutes ces digressions et parenthèses, si vous arrivez à suivre le récit ami lecteur, c’est le bon moment pour jouer au loto) !

A mon avis, ce n’est peut être pas un hasard si la formation est étalée (ou plutôt très concentrée) sur 9 mois, car cette période ressemble à peu de chose près à un accouchement : avec (et la liste n’est pas exhaustive): des nuits courtes, des nausées (aaaah les exams !), des changements d’humeurs, des envies de tuer quelqu’un pour un rien (aaaah les joies des travaux de groupes !), du stress avec des maux de dos et de ventre (oh put*, j’ai un exam dans une heure et encore un autre demain !), des joies (ouais, j’ai eu la moyenne en compta !), des larmes (et meeeeerde, j’ai raté la compta !), des pétages de plombs (rhaaaa, j’en peux plus de la compta !), des je-casse-les-pieds-de-tout-le-monde, des moments de doutes (mais pourquoi j’ai voulu changer ?), des nuits courtes (aaaah les joies des travaux de groupes, oui encore…) et au final un très beau bébé : un diplôme tout beau qui fait la fierté de celui qui le reçoit (et avec du champagne et une belle soirée dans un lieu unique – le pavillon Salomon de Rothschild à Paris – pour fêter ça) !

 

Oui oui, on est bien à l'école...
Si si, on est bien à l’école…

 

Donc qu’on soit clair : durant un MBA, la charge de travail est conséquente (surtout que tout est en anglais !), avec des centaines d’heures de travail personnel, des exams et parfois l’humiliation des mauvaises notes, surtout quand ces petits cons de les jeunes en avaient de meilleures que moi.

Alors, le regard neutre, les yeux écarquillés, à mesure que la journée de la rentrée s’éloignait, je disais au revoir d’un geste de la main à la vie sociale que je connaissais jusque là ! Au revoir les week ends à droite et à gauche, goodbye les soirées au restos, addio les diners à la maison (ou chez les amis), auf wiedersehen les activités sportives régulières, adios les soirées théâtre-cinéma-impro… Et bonjour les dimanches qui ressemblent aux lundis, qui ressemblent aux mardis, qui ressemblent aux mercredis qui… enfin bref, vous avez compris ! 

 

Et à propos, qui dit “études”, dit “examens”. Et qui dit “examens”, dit les traditionnels : « Et toi, t’as eu combien » ? Afin de se dire intérieurement : « Yes, je t’ai battu gros loser ! » ou encore « Ah ah ah, t’es mauvais Jack !» (OSS 117, le Caire Nid d’Espions)

Comme si la seule chose intéressante et importante dans la vie, c’était la note obtenue à tel ou tel examen, au-delà de ce qu’on a appris (tant en méthode de travail, que dans le contenu du cours)… Allez comprendre !

 

Et dans la catégorie « situation la plus humiliante durant un examen pour un étudiant qui reprend ses études », l’Oscar revient à….

Roulement de tambour

Notre prof de ****** !

Et oui, l’académie lui décerne cet oscar pour son jeu qui consistait à classer dans l’amphithéâtre les élèves selon les notes obtenues lors du précédent examen : tout devant, les moins bonnes notes, tout derrière, les meilleures… (Et je vous laisse deviner dans quelle rangée j’étais !).

"Somewhere, over the rainbow..."
“Somewhere, over the rainbow…”

 

En revanche, quel plaisir de suivre des cours de qualité, avec des intervenants (énorme, j’ai même discuté avec Rama Yade !) et des professeurs brillants (oui, la majorité a, au minimum, un Ph D – doctorat – d’une université internationale) passionnants et « challengeants », aidés parfois par leur “Teatcher Assistant (merci Julie !), ainsi que de se retrouver porté par l’énergie et l’enthousiasme de certains jeunes (et moins jeunes) étudiants !

Surtout que toute l’équipe administrative est toujours présente en cas de questions, non seulement à l’écoute, mais aussi bonne conseillère (pour les choix des cours, les démarches, les encouragements lors de doutes, les contacts…), bref : très impliquée !

Rama Yade

 

Le MBA de l’IMHI a la particularité d’être proposé en 2 versions : soit en 2 ans, soit en 1 an (même programme, donc intensif, très intensif !), les critères d’affectation à telle ou telle version étant l’âge et l’expérience. Et l’avantage d’un MBA, c’est que le diplôme est international, donc avec des étudiants étrangers. D’ailleurs, dans notre promo, nous avons été gâtés, avec (alors attention, appelez le ministère de l’intérieur pour contrôler les visas… niak, niark, niark *rire démoniaque*) des : Chinois, Suisse (bon en réalité franco-suisse… c’est un peu triché) Singapourien, Américain, Vénézuélien, Coréen, Libanais, Ukrainienne, Taïwanaise, Indiens, Japonaise, Mexicaine… Enfin bref : que du beau monde au milieu des Français !

On se croirait immergé dans l’excellent film de Cédric Klapisch  « L’Auberge Espagnole » !

 

Et rencontrer des gens nouveaux venant de divers horizons professionnels, échanger avec des étudiants internationaux, apprendre de nouvelles choses, discuter avec les professeurs ou avec des intervenants de haut rangs (sympa quand un PDG vient présenter son entreprise !)… tout cela mis bout-à-bout constitue une vraie cure de jouvence !

Car au travers des échanges et de l’enrichissement mutuel que nous nous apportons les uns aux autres lors de discussions (en classe, lors de travaux de groupe, ou finalement en dînant ensemble) cela permet de découvrir et mieux comprendre d’autres cultures, de s’ouvrir sur d’autres points de vue (ou en tous cas apprendre à les tolérer, car parfois vraiment trop différents !)…

Et tout cela donne de nouvelles idées, développe une saine ambition, procure de nouvelles envies, dont celles de vouloir voir les choses en plus grand pour soi et de se dépasser (d’autant plus que le MBA est un diplôme qui s’exporte très bien, pour peu qu’on soit tenté par l’étranger) ! C’est donc l’occasion de se challenger, de s’ouvrir à de nouveaux concepts (ou en tous cas, de les voir confirmés), car comme nous le disait un de nos profs : « le but dans la vie, c’est d’apprendre constamment ».

Apprendre, oui, mais savoir mettre en place et savoir se comporter comme un leader, pas comme un dictateur. Et donc partager sa connaissance, vivre dans le présent et dans l’action en faveur des autres (ces valeurs, je les ai retrouvées aussi au travers de certaines associations étudiantes de l’ESSEC, dont la Communauté Chrétienne… L’ESSEC ayant été fondée par des Catholiques, c’est une des seules écoles à avoir en son sein une chapelle, une association à connotation religieuse et un aumônier).

 

"Es pericoloso ce Port Cergy" (ouh le calembour... je prendrais bien un aspirine !)
“Es pericoloso ce Port Cergy” (ouh le calembour… je prendrais bien un aspirine, moi ! Et merci Gotlib pour l’inspiration…)

 

En revanche, j’ai été réellement impressionné par la capacité de certains étudiants à suivre un cours tout en étant en même temps sur leur ordinateur portable, non pas à prendre des notes, mais à préparer une présentation ou un dossier pour un autre cours… Tout comme leur capacité à être connecté au travers des outils de messagerie instantanée et des réseaux sociaux (et vas-y que : je « like », je « tweete », j’ « Instagramme », je « Four-square »,  je commente, je re-commente et je partage… photos, liens, articles et commentaires !) !

Mais bon, au delà de ça c’est incroyable comme on peut se lier d’amitié en très peu de temps, surtout quand on est sous pression dû au rythme des cours, à la régularité des exams, des quizz, des présentations et que l’on doit travailler en groupe : ça crée vraiment des liens uniques et forts !

D’ailleurs en cas de coup dur, ou de baisse de moral (si, ça peut arriver…), il y a toujours quelqu’un avec qui discuter, à qui se confier et finalement toujours quelqu’un qui aide à aller mieux ! C’est peut être ça l’essence de l’Hôtellerie et du Tourisme : un métier d’humains, avec des humains et l’envie de donner le meilleur de soi-même pour fournir un service « qui vient du cœur » (au-delà des procédures qui enferment les gens dans des gestes robotisés)…

 

Et c’est aussi sans compter les petites blagues qu’on se fait entre nous, comme : redécorer les studios, dessiner sur les visages de la feuille de présence ou encore de filmer les voitures des gens pendant leur absence, ou les décorer (bien sûr, on le découvre quand on a le plus besoin de prendre sa voiture et qu’on est dans l’urgence… sinon, c’est pas drôle) !

Blague
“Non, mais tu as quel âge franchement ? T’es en MBA, c’est ça ???”

 

Donc : des rencontres humaines, voir de super rencontres (et pour certain(e)s, des ami(e)s vrai(e)s et sincères-à-la-vie-à-la-mort-croix-de-bois-croix-de-fer-si-je-ments-je-vais-en-enfer) !

(Je ne citerais pas les noms, je ne suis pas là pour balancer, mais ils se reconnaitront… Alors : merci à vous ! Même si Louise : tu m’as pété le bras à me pincer et me le taper ! Je te jure, j’ai encore mal !)

 

Cela est d’autant plus vrai quand on réside en résidence universitaire (oui, à 3*** ans, ça fait bizarre au début de se retrouver dans 18 m², entourés d’étudiants !), à deux pas de l’école (et de Cergy village, le petit village historique, avec ses maisons en pierre, bien loin du béton roi du quartier de Cergy-Préfecture), avec des voisin(e)s qui font partis de la même formation. Ce qui est super pratique pour les travaux de groupes (d’autant qu’il y a des salles de réunion) et surtout pour partager des diners-soirées très conviviaux !

Nouveau chez-moi...
Nouveau chez-moi…

 

Oh le beau village !
Oh le beau village !

 

Du coup l’année est placée sous le signe de l’improvisation de dernière minute :

– des soirées « barbecue-piscine » improvisées (Merci Micka !),

– des découvertes de petits restos (alors je recommande particulièrement le resto Thaïlandais de Cergy port…), et les pic-nics improvisés au bord du lac,

– des apéros improvisés dans les salles de réunion (dont on se fait virer par la sécurité),

– des batailles de boules de neige improvisées (Chuiling, Bastien, je ne sais pas lequel des 2 a gagné… franchement !) quand le boulevard du Port se retrouve immaculé et vierge de tout passage de voiture après une nuit de neige intense – et étonnamment calme (parce qu’en général, le boulevard du port est emprunté par les motards qui adorent faire des accélérations bruyantes à 3 ou 4 heures du matin)… bataille qui se poursuit jusque dans les couloirs, voire dans les studio (oui, il faut faire participer ceux qui n’ont pas voulu descendre…),

– des courses au Carrefour Market improvisées (et les chorégraphies à fond dans la voiture),

– les soirées Karaoké de dernière minute (un désastre… tant pour les chansons massacrées que pour la classe des gens assis autres tables et de l’improbabilité du lieu. Enfin un désastre, pas réellement une grosse rigolade plutôt),

– voire parfois certaines présentations en groupe improvisées aussi…

Il a néigé sur Cergy !

 

Extrait du dialogue :
– Je vais t’en faire manger de la neige !!! (traduit pour l’occasion)
– Oui, enfin, si tu arrives à m’attraper… (traduit aussi pour l’occasion)
– Ooooh OK, I hate you !!!
– Ah ah ah !

 

 

Bataille de neige (et dédicace)

 

Et puis qui dit « vie étudiante », dit « soirées étudiantes » ! L’école ayant plusieurs associations (avec des spécialités différentes), chacune d’entre elles a sa propre soirée : il y a donc très, très, régulièrement des soirées à l’école ; ou parfois délocalisées à Paris, ce qui n’est pas simple car il faut se taper les embouteillages de l’A15, puis de Paris, puis se garer, puis passer quelques heures avant de repartir car le lundi il y a un quizz… Et le RER me direz vous ? Compte tenu de sa régularité, de ses arrêts trop tôt et de la sécurisante traversée du parc de la préfecture pour se rendre à la résidence, autant partager une voiture !

IMG_2025

"Party Rocker's in the House tonight"
“Party Rocker’s in the House tonight”

 

Malheureusement, je n’ai pas pu toutes les faire, mais entres les soirées de notre BDE, les soirées du Foys (le bar de l’école), les soirées de la bulle, la nuit de l’ESSEC, la nuit la plus chaude… il y a de nombreux prétextes pour bien abuser des filles bourrées s’amuser (et tant pis s’il y a un exam le lundi… on n’a qu’une vie !) !

"Et ce soir tu vas prendre..."
“Et ce soir tu vas prendre…” (Max Boublil)

 

Et puis, il y a aussi les soirées plus restreintes et très conviviales où les diplômés (les alumnis), les membres de l’administration et les étudiants se retrouvent, pour échanger, discuter, compatir, conseiller, voire faire passer des entretiens… Car finalement si « l’essentiel est invisible aux yeux » (selon le Petit Prince de St Exupery), au-delà des examens et de la collection de notes, le plus important sont les rencontres humaines que l’on peut nouer !

 

Donc pour résumer cette année, je dirais que «  c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent “Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?”, je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour qui m’a poussé aujourd’hui à” changer de carrière, “mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi »  (Otis, le Scribe).

Cap
Alors là, c’est le pompon !

 

Lancé de chapeau
ça y est, c’est fini ! On est liiiiiiibre !

 

Et pour se faire une petite idée, voici la vidéo “graduation Movie” faite par le BDE, un résumé de l’année :

 

Après une année aussi riche, une remise de diplôme émouvante et festive (en toge noire, avec le chapeau-à-pompom-à-l’américaine), et avant de partir vers de nouvelles aventures, ou une nouvelle destinée (oui, ça fait très pompeux…) le meilleur moment de Cergy reste quand même celui-ci :

"Cergy, c'est fini" (air connu)
“Cergy, c’est fini” (air connu)

 

Et à la question : tu ne regrettes pas d’avoir changé de carrière ? Ma réponse est clairement : NON !

Sauf peut être… que j’aurais dû le faire plus tôt !

 

Retour au sommaire

 

8 commentaires

  1. Je n’ai pas pu m’empêcher de le relire, et de rire en repensant aux “pétages de câble, stress, fatigue, courtes nuits, rires au larmes, restaurants de Cergy, Time of my Life au Karaoke……”, Rendez-vous dans 10 ans, on verra ce qu’il en reste 😉

  2. Ça fait plaisir de te relire un peu. Je te l’ai déjà dit mais vraiment je te tire mon chapeau pour avoir réussi tout ça. Et puis aussi un peu quelque part je t’envie mais qui sait un jour ce sera peut être moi qui dirais aller je change…
    Bon tu ne racontes la suite? 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*