Koh Phi Phi, Krabi, Koi d’Autre ?

 

Sawadee Khrap Ami Lecteur,

 

Après un petit détour à khmer-land pour découvrir quelques-unes de ses merveilles archéologiques, nous voici donc de retour à Thaï-land, via un vol direct Siam-Reap – Phuket.

Finis donc les temples et la culture (oui, autant de Bouddhas, de beaux bâtiments, de couleurs, de méditants en toges, c’est lassant…), c’est désormais un programme beaucoup plus dense qui nous attend : sable fin, maillots de bain, plongée et fêtes (la vraie vie, quoi !).

L’occasion donc de découvrir la véritable âme thaïlandaise ! (Heuuuuu…)

 

(Etape du voyage : 1 jour à Bangkok1 jour à Ayutthaya  – 2 jours à Bangkok3 jours à Chiang Mai – 1 jour à Chiang Rai2 jours à Sukhothai4 jours à Siam Reap3 jours à Kho Phi Phi – 3 jours à Krabi – 1 jour à Bangkok).

 

Et plutôt que de rester à Phuket (prononcez « Poukète ») et ses plages peuplées de touristes (surtout des Allemands) tenant à leur bras une (voire un) éphémère compagne (voire gnon) thaïlandaise (quoiqu’il n’y a pas que les Allemands qui s’offrent une telle friandise, ça arrive à des ministres aussi…), nous prenons la direction d’une petite île : Ko Phi Phi (prononcez : « kopipi »), “l’île aux esprits”.

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Après une petite heure de traversée en ferry sur les eaux – à peine perturbées par la douce brise marine – de la mer d’Andaman (à l’ouest de la Thaïlande), l’île de Kho Phi Phi se fait de plus en plus précise : entre d’abruptes falaises recouvertes d’arbres gigantesques qui plongent dans la mer aux teintes bleu-vert émeraude indécentes, dissimulant ça et là quelques cavernes, de magnifiques anses de sable fin offrent un abris aux frêles bateaux de pêcheurs (et surtout de très belles raisons de lézarder au soleil), qui ont remplacé population moins “fréquentable” (mais dont les activités nocturnes devaient s’apparenter à celles des touristes actuels) : pendant longtemps, elle était la résidence des pirates qui sévissaient en mer d’Andaman. 

 

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Ce sont en réalité 2 îles qui sont regroupées sous le nom de Ko Phi Phi, site classé parc national depuis 1983 : Phi Phi Don (qui cache en son sein une baie majestueuse, tellement belle qu’elle a servi de lieu de tournage au gros navet qu’est le film “La Plage”), petite île paisible car inhabitée. Enfin presque inhabitée, car le jour les bateaux (dans le meilleur des cas des petites embarcations typiques en bois, reconnaissables à leur ligne fluette cerclées de rubans multicolores sur leur proue surélevée, alors qu’à la poupe le propriétaire manie habilement un vieux moteur ultra-bruyant, car sans capot, qui tombe souvent en panne… Enfin bref, tout ça pour dire que le jour les bateaux…) y déversent les touristes avides de fuir le monde de Phi Phi Lee (donc l’autre île, la plus grande et donc celle qui est habitée), quelle ironie ! 

(Et dans le pire des cas, pour ceux qui se posaient la question, ce sont des gros bateaux remplis de japonais qui se cachent sous leur gilet de sauvetages-couleur-orange-fluo-qu’ils-ne-quittent-pas-de-la-ballade-même-pour-se-baigner… oui, c’est définitivement une autre culture !)  

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Le Ferry accoste à Tonsai le long d’un ponton en bois, un peu branlant, où les touristes en partance croisent les nouveaux arrivants et des porteurs thaïlandais croulants sous des sacs de marchandise plus grands qu’eux. 

Tonsai est le port principal de Phi Phi Lee donc (non pas don… humour Thaï), petite ville idéalement située entre 2 belles baies d’un côté et 2 montagnes de l’autre (un peu comme si elle était entre les 2 bosses d’un chameau, non d’un dromadaire heuuu non vérification faite : d’un chameau… Enfin bref !). 


Et si sur le bateau, divers rabatteurs nous proposèrent, à grand renfort de catalogues illustrés, des hôtels à prix bradés, nous optâmes pour une solution beaucoup plus “rigolote” (et à quoi bon faire confiance à un local ? surtout si c’est pour lui permettre de vivre…) : marcher avec nos bagages sous le soleil de midi à la recherche d’un logement.

Ainsi, pendant peu près 2 heures à déambuler, rarement à l’ombre, croulant sous le poids de nos sacs à dos (c’est moi où plus on s’énerve et plus il fait chaud, plus ils deviennent lourds ?), à zigzaguer le long d’une route sinueuse (oui, l’ile n’est pas plate) et visiter plusieurs hôtels jusqu’à trouver… LA Perle (oui, avec un P majuscule) !

En effet, dans un écrin de verdure se cache un charmant ensemble de bungalows en bambous (« jusque là tout va bien »), au calme (car loin du centre) et pas trop cher (« jusque là tout va bien »), sans climatisation (bon, ça c’est pas indispensable, juste appréciable…), ni eau chaude (aïe)…

Mais ce n’est que plus tard que l’hôtel nous délivrera ses plus belles surprises : à proximité se trouve un centre de filtration des eaux usées dont les odeurs tranchent singulièrement avec les notes fleuries des orchidées qui bordent le chemin, sur les lits la propreté des draps laisse à un peu à désirer, des trous dans la moustiquaire et des annélides qui traversent la douche, entre nos doigts de pieds, et des fourmis qui semblent s’amuser dans le savon…

 

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Koh Phi Phi est une des îles qui a le plus souffert du Tsunami. Si quelques traces de destruction subsistent, l’activit
é touristique a vite repris ses droits dans cet ersatz d’Ibiza à la sauce thaïlandaise. Et les hôtels refleurissent partout, entre commerces, bars, restaurants, cours de cuisine, petits marchés, clubs de plongée et panneaux indiquant aux résidents quelle direction prendre en cas d’alerte au ras-de-marée.

Puisqu’il n’y a pas de voiture et que l’île est petite, on peut tout faire à pied ! C’est le coin idéal pour faire le plein d’activités “sous le soleil exactement”, telles que : flâner sur les plages et se baigner ou faire la crêpe, partir à l’aventure dans la forêt au centre de l’île et admirer les panoramas offerts, louer un “long tail boat” auprès d’un local et découvrir les îles aux alentours ainsi que d’autres criques autour de l’île, ou encore choisir un des (nombreux) centres de plongées pour découvrir les fonds sous-marins limpides, riches en poissons multi-colores.

Une fois le centre choisi (pas sur le prix, car celui-ci est fixé par les autorités locales, mais sur d’autres critères tels que la qualité du matériel, l’impression donnée par l’accueil…), dans une eau turquoise avoisinant les 28°, entre épaves, tombants et récifs coralliens, nous voyons évoluer une multitude de poissons (clowns dans leurs anémones, barracudas, scorpions, pierre, cochets…) et même des hippocampes ! Malheureusement, nous n’entendrons seulement que parler de Raies Mantas, tortues et requins (léopards, pointes noires et baleines), qui avaient visiblement mieux à faire que se montrer ce jour là ! Egoïstes !!! Bon, conclusion : il faudra donc revenir !

Une petite randonnée sympa (et facile car bien fléchée) est celle qui part de Loh Dalum Beach. Bien qu’elle commence mal – des centaines de marches à monter (en suivant les panneaux indiquant des lieux sûrs, en cas de tsunami) – on découvre ensuite un belvédère qui offre une vue sublime sur les 2 grandes baies de sable fin de Ko Phi Phi : dont le trait d’union, Tonsai, est truffé d’hôtels (et compte tenu de la concentration humaine sur cette mince épaisseur de terre, on comprends mieux le drame qu’a constitué la vague mortelle du 26 décembre 2004, à l’aller, comme au retour !). Puis le chemin s’enfonce dans une épaisse forêt que la lumière du soleil a parfois du mal à pénétrer. Le sentier y est bien entretenu et à part quelques endroits glissants, la seule difficulté pour avancer, consiste à pousser quelques branches, ce qui n’est visiblement pas à la portée de tout le monde si j’en crois le groupe que nous venons de dépasser ! Arf, ils sont marrants ces touristes en tongs !

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A l’arrivée, pour récompenser des efforts, un bar avec un hamac nous attend et surtout une très belle plage isolée : Ran Tee Beach…

 

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Et le soir venu, les activités ne manquent pas non plus sur Tonsaï : entre restaurants animés, salons de massages, étals de vendeurs de “vraies-fausses” montres (“same same, but different”), bars musicaux et fêtes sur la plage, il y a de quoi bien s’occuper (enfin, si on ne veut pas dormir) !

Et à ce propos, sans vouloir pousser à la consommation (ouh la, c’est pas le genre de la maison), la spécialité locale que je recommande, outre les “Mango Shake” et autre “fruit shake” (fruits mixés avec ou sans Lassi, un épais yaourt aussi onctueux que gras que bon) et les bières (Singha ou Chang), c’est le “Bucket” ! Mékeskecé, me demanderez-vous ? Et bien il s’agit d’un seau en plastique coloré dans lequel le barman s’amuse à mélanger de l’alcool (fort en général), avec différents liquides (eau gazeuse, jus de fruits…) et de la glace. Le prix varie en fonction de l’alcool choisi. Et Pour boire la mixture, il offre des pailles ! c’est donc une boisson sympa à partager à plusieurs ! Et un endroit idéal pour boire le cocktail est la plage, pour y faire de nouvelles connaissances (des touristes d’une sobriété étonnante… non, je plaisante !), revoir les moniteurs du club de plongée et admirer les spectacles “de feu” !

De feu ? Oui, de feu ! Comme par exemple des jongleurs :

 

 

Ou encore des défis de sabre en feu :

 

 

Et certains font même des accrobaties (tant qu’à faire…) :

 

 

Spectaculaire, non ? (surtout après quelques buckets)

 

L’ambiance est plutôt bon enfant, même si certains touristes ayant un peu abusé de l’alcool (ou d’autres substances illicites vendues à la sauvette) n’offrent pas la même qualité de spectacle… Et encore, lors de notre passage nous n’avons pas assisté à une “Full Moon Party” qui visiblement attire encore plus de monde pour fêter la pleine lune dans une ambiance très “Ibiza” ! (qui a dit “orgiaque”?)


A quelques heures de navigation de Ko Phi Phi, une autre province propose une ambiance bord de mer plus familiale et moins festive : Krabi.

Ainsi, après seulement 3 jours passés à Ko Phi Phi, nous prenons le premier bateau du matin (après une nuit courte, se lever tôt ça pique la tête, à moins que ça ne soit le, ou les, bucket(s) de la veille, je sais plus bien) jusqu’à Krabi.

La traversée est splendide sur des eaux calmes, aux reflets bleu-vert émeraude, desquelles se dressent de multiples pics karstiques que viennent caresser les vagues du bateau.

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Arrivés à Jilad Pier, nous prenons un taxi en direction de Railay beach qui dévoilent 2 étonnantes plages distantes l’une de l’autre de 5 minutes à pied : à l’est Sunrise beach bordée de mangrove (donc vaseuse, pleine d’arbres et donc peu baignable) et à l’ouest “West Railay” radicalement plus accueillante ! En effet, sur plus d’1 kilomètres s’étend une anse en forme de croissant de lune, au sable aussi pâle, bordée d’un côté d’une forêt bien verte et de l’autre d’une eau transparente. De part et d’autre de la plage, de gigantesques falaises couvertes de forêts ajoutent un peu de hauteur à la majesté du lieu.

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L’endroit est magique pour admirer les chaleureuses couleurs du ciel s’embrasant à la faveur du soleil couchant.

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Et parce qu’il n’y a pas pléthore d’hôtels à Railay, nous avons opté pour un le Ya Ya resort à Sunrise Beach, afin de profiter de l’ambiance cool et décontractée de l’hotel (et sans conteste beaucoup plus calme qu’à Ko Phi Phi), de la vue sur la mangrove
(certes pas chouette pour se baigner), très jolie avec ses palétuviers fleuris dont les racines ramifiées les maintiennent comme sur des échasses hors de l’eau, ses longtails boat sur la plage et les pitons rocheux loin derrière en fond de baie. 

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Ici encore, on peut négocier avec les locaux la location d’un bateau pour découvrir les petites îles environnantes, les plus sportifs pourront pratiquer de l’escalade (il y a de nombreuses écoles pour cela) et les assoiffés de temples aller découvrir le Wat Tham Sua, situé dans la forêt tropicale, avec ses statues de Bouddha, ses moines et ses escaliers dont “le plus exigeant (plus de 1000 marches) débouche sur une point de vue magnifique” d’après le Guide du Routard.

Bon, de notre côté, nous nous sommes contentés de flaner en bateau pour voir quelques îles, dont l’étonnante “chicken island”… Etonnante car elle a la forme d’un poulet (oui, c’est tout, mais c’est assez amusant et il faut dire ce qui est : la balade en bateau est quand même super sympa !) !

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Et s’il est sympa de flâner au soleil, en bord de mer, malheureusement le temps passe vite et après seulement 2 jours dans ce petit paradis, il faut déjà penser à rentrer à Bangkok, pour 1 dernière journée avant le retour en France (Enfin ! Youpiiii… non je déc*nne !).

 

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Afin de me remettre de toutes ces émotions et avant le vol de 12 heures qui conclura le retour, une bonne nuit de sommeil s’impose et quoi de mieux qu’un Sofitel, celui de Sukhumvit, pour cela (sans femme de ménage incluse) ? Et la Thaïlande est extra pour découvrir les hôtels de luxe à prix serré (moins cher qu’un Ibis à Paris), surtout quand on réserve avant par Internet !

Et pour occuper la dernière soirée et fêter les retrouvailles avec ma cousine, un bon petit diner dans un restaurant situé super sympa tant au niveau de la décoration (une petite maison tout en bois, avec un jardin) que du service (traditionnel) et des plats (bien sûr) : le Ruen Mallika. Seule mauvaise surprise, c’est sur la carte que je l’ai trouvée : il n’y avait pas de Mango Sticky Rice en dessert ! Une honte ! Heureusement tout le reste était divin (normal, c’est de la vraie Cuisine Thaï Royale, donc le fin du fin !).


Et avant de retrouver ma chambre de 35 m² du Sofitel Grand Sukhumvit, sa vue sur Bangkok du haut du 15è étage et mon lit hyper confortable (j’en rêve encore !), nous avons arpenté les étals colorés et odorant du Pak Khlong Flower Market : le marché aux fleurs. Ici se vendent, de jour comme de nuit, des centaines de milliers de fleurs de lotus, d’orchidées, de jasmin, mais aussi des fruits et je ne sais plus quoi encore !  

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Et quand ils ne sont pas occupés à dormir entre les fleurs, les vendeurs mangent, vendent, tressent des offrandes. Les odeurs et les couleurs se mélangent allègrement et la nuit ajoute un peu de magie à la beauté des allées.

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L’avion ne repartant que tard dans la soirée, la dernière journée est donc occupée à faire un peu de shopping dans les immenses centres commerciaux de Bangkok,

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et leurs petits autels pour se reccueillir entre 2 achats

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à se promener dans le quartier Na na, apprécier les constructions qui jalonnent la ville

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et, après être tombé sur un chauffeur de taxi qui nous a offert la course, en contre-partie de passer dans un magasin de textile avec qui il travaille (horribles les chemises ! Aaaah les arrangements pour le business !), à visiter le célèbre temple de Wat Pho.

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Ce temple est doublement connu : d’abord pour son Bouddha allongé, mais aussi parce qu’il abrite une école de massage à la renommée internationale et il est possible de s’y faire masser par les étudiants. C’est ici que sont conservés les plus anciens manuscrits expliquant les règles du massage de tradition millénaire !

Pour votre culture général ami lecteur, le Wat Pho a été édifié sous Rama 1er (donc au 18è siècle, quoi donc ? ben oui, donc… Rama 1er c’est 18è siècle ! Bon ben si vous ne saviez pas, maintenant c’est fait, donc : donc !), ce qui en fait un des plus vieux de Bangkok. Entre quelques espaces de verdure disséminés, un temple abrite un Bouddha couché, long de 45 mètres et de 15 mètre de haut, avec un souci du détail qui va loin, puisque même ses doigts de pieds sont incrustés de nacre et le tout est recouvert de feuille d’or ! “La position couchée est celle précédant l’atteinte du nirvana, point de libération du cycle des ré-incarnations” d’après le Routard.

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Ah oui, au fait : les massages sont très agréables, j’ai failli m’endormir…

 

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Et voilà, la boucle est bouclée : arrivée à Bangkok, départ de Bangkok et 3 semaines tellement dépaysantes qui se sont passées à la vitesse de l’éclair…


La Thaïlande est décidément pleine de surprises, mais surtout une magnifique porte d’entrée en Asie du Sud Est.

Certes, ce voyage s’est déroulé dans les coins les plus touristiques du pays, mais on sent qu’en dessous de ce vernis (dont chacun appréciera la couleur : entre culture, sourires, plages, prostituées, fêtes…), une sous-couche plus complexe se cache : avec un respect profond de la monarchie mais pas forcément des institutions, un développement économique important mais qui génère des écarts importants de richesse, un business qui rime souvent avec corruption, une instabilité politique (marque d’un fort désir de démocratie), rivalités entre certaines minorités religieuses, complexité de l’intégration d’autres ethnies…

Bref, la Thaïlande offre de nombreux visages, plus ou moins souriants, mais toujours accueillants, curieux et respectueux et surtout qui donnent envie d’en découvrir plus… ce qui pourra être l’occasion d’y revenir !

 

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31 mai 2008

 

 

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